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Un Cœur Dans La Neige par Vérène Westphal et Pascal Gourgand (Pont Ar Gler)

Réservation/billetterie https://www.pontargler.com/events/2099
Presque 200 ans après sa mort, la vie de Schubert intrigue encore tous ceux que son oeuvre passionne. En effet, comment le compositeur, mort à 31 ans, a-t-il pu léguer autant de mélodies, de sonates, d’opéras, de symphonies, sans compter la musique de chambre et la musique religieuse ? Où a-t-il puisé ce ton si personnel et si novateur qui imprègne tout son art, lui qui évoluait dans un cercle très réduit d’amis ?
En parcourant les lettres de ses amis, on voit s’esquisser le portrait d’un homme très timide, notamment auprès des femmes, et gêné en grande société, mais aimant passer de longues soirées au café à rire et jouer de la musique entre amis, tout en étant un travailleur acharné, tout entier absorbé par ses créations, malgré l’incompréhension, les soucis d’argent et les tracasseries quotidiennes.
Beethoven, que Schubert admirait plus que tout autre, mais qu’il n’avait jamais osé solliciter, découvrit certains de ses lieder peu avant sa mort et s’écria : « Vraiment, en Schubert habite une étincelle divine ! »
Une amie Viennoise, Kathi Frölich, écrit de lui : « C’était un excellent coeur ! Jamais il ne fut envieux ou jaloux comme tant d’autres. Au contraire, quelle joie n’avait-il pas lorsque que quelque chose de beau en musique avait été exécuté. Alors, il joignait les mains, les appuyait sur sa bouche, et restait là, tout ravi. L’innocence et la candeur de son coeur étaient absolument déconcertantes. »
Son ami Spaun relate dans son Journal l’état du compositeur lorsqu’il découvre les poèmes de Müller et écrit en quelques jours la 1ère partie du Voyage d’hiver : « Schubert était depuis quelques temps d’une humeur sombre, et semblait épuisé. Comme je lui demandait ce qui se passait, il me répondit : « Tu l’apprendras et le comprendras bientôt… » Un jour il me dit : « Viens aujourd’hui chez Schober, je vous chanterai une couronne de lieder à faire frissonner. Je suis curieux de savoir ce que tu en diras. Moi, ils m’ont plus empoigné que bien d’autres… ». Il nous chanta d’une voix émue tout le Voyage d’hiver. Nous étions absolument déconcertés par la teinte sombre de ces lieder, mais Schubert prédit que nous serions plus tard enthousiasmés par l’impression de ces chants mélancoliques. Il avait raison. »
Billetterie et réservation sur le site de P0nt-Ar-Gler